À Brest, ce soir, Olivier Gouez retrouvera sa famille et ses potes
vendredi 03.02.2012, 05:14 - La Voix des Sports
Olivier Gouez, le Breton du BC Orchies, va jouer ce soir à Brest un match «un peu particulier».
| • BASKET-BALL NATIONALE 1 MASCULINE |
Brest constitue un des plus longs déplacements du BCO pour les matchs retour : 770 km par la route.
De ce fait, c'est en train jusqu'à Paris et en avion (Paris- Brest) qu'Émilien Barbry et les siens ont rejoint le Finistère dès hier pour une rencontre importante.
L'Étendard de Brest avait d'énormes ambitions en début de saison et puis la machine a calé face aux gros bras du championnat (Orchies, Saint-Quentin, Charleville, Cognac, Sorgues, etc.). Les Bretons se sont séparés de leur Américain Darren Fells pour le remplacer par Brice Vounang et depuis, cela va mieux. Pour preuve : ils ont poussé Blois dans ses derniers retranchements le week-end dernier (défaite 94-92 après prolongations).
Qui de mieux qu'Olivier Gouez et ses 2,12 m, né à Saint-Renan, soit à 15 km de Brest, il y a vingt-huit ans, pour nous parler de l'événement sportif ?
Olivier, vous connaissez bien Brest...
« Effectivement puisque j'y suis pratiquement venu au monde et que j'y suis allé en classe. Vers l'âge de 13 ans, je suis allé voir un tournoi de basket-ball avec mes parents. Un entraîneur nous a contactés et m'a testé et depuis je joue. Ça se passait à l'AS Guelmeur. À 16 ans, j'ai ensuite rejoint l'INSEP pour 4 années de formation. L'ASVEL Lyon-Villeurbanne, l'AS Golbey-Épinal, Limoges, une arrivée dans le Nord en 2008 à Lille et en 2010, recrutement à Orchies. Philippe Namyst voulait construire une équipe avec des joueurs qu'il connaissait. Djordje, Romain et moi... Pourtant, je n'étais jamais venu à Orchies mais je suivais sa progression. Là-bas, à Brest ça va être un match particulier devant ma famille et mes potes. Il y aura un peu de pression mais je m'en fous car ce sera sympa. » Que savez-vous de l'équipe actuelle de l'Étendard de Brest ?
« Brest est une belle équipe qui s'est loupée en début de saison mais je ne me fais pas d'illusions : ils seront dans les play-off... Ils ont un sacré joueur, Vaidotas Pridotkas, sous les paniers et d'autres également excellents, comme Julien Doreau (un copain de l'INSEP), Brice Vounang à la place de Fells. Là c'est du costaud aussi. Et n'oublions pas Johan Rathieuville, Rafael Lopez, Antoine Liorel. Un gros effectif fort à l'intérieur et fort dans ses rotations. » L'avenir, vous le voyez comment ?
« Là dans l'immédiat à Brest, il faudrait faire un résultat, gagner et après prendre notre revanche contre Souffelweyersheim mardi soir.
Après, on y verra plus clair mais la N1, c'est compliqué alors on prend match après match comme il le faut. Bien plus loin, dans quelques années après le basket, ce sera peut-être les États-Unis dans la restauration mais c'est encore loin. À moins que ma copine (elle est Américaine) ne se décide à venir vivre en France. » Le BC Orchies continue donc d'enchaîner les matchs difficiles et février ne sera pas bien différent de janvier, terminer premiers ou seconds étant l'objectif à atteindre pour se mettre dans les meilleures conditions possibles pour accéder au niveau supérieur. Toujours le même problème : battre les adversaires directs pour s'approcher des deux premières places donc en allant à Brest, et miser sur un faux pas des autres en cette 19e soirée de championnat. À suivre Sorgues-Angers, Souffel-Blois et Chartres-Cognac. • JACQUES OVART (CLP)
BREST (11e, 27 pts) - ORCHIES (5e, 30 pts), ce soir, à 20 h.