Joffrey Verbeke : « Contre Chartres, on doit gagner, c'est tout simple ! »
vendredi 27.01.2012, 05:16 - La Voix des Sports
Joffrey Verbeke, le bon élève du BC Orchies. Photo : S. Beloummi • BASKET-BALL NATIONALE 1 MASCULINE |
Première soirée des matchs retour de la Nationale 1 de basket-ball, ce samedi, soit la 18e de la saison, et le BC Orchies reçoit l'Union Basket Chartres Métropole.
Chartres, synonyme de couac incroyable lors de la première soirée de la saison 2011-2012 puisque les Nordistes s'étaient inclinés d'un point (63-62) alors qu'ils menaient encore de 2 points à quelques secondes de la fin. Un tir à 3 points de Vasic laissé coupablement libre et c'était fini !
Cette défaite a fait mal et les mois passant, son souvenir reste comme une blessure au coeur des supporters et certainement des joueurs orchésiens. Pas étonnant que ce soit le mot revanche qui revienne sans cesse dans les conversations.
Joffrey Verbeke, « le couteau suisse » ainsi dénommé par Philippe Namyst pour sa polyvalence, n'a pas oublié non plus. « La défaite s'est faite sur un coup de dé. Ce match, on aurait dû le gagner bien avant puisqu'on avait pris une belle petite avance (12 points) et puis on s'est arrêté de jouer... Samedi, on doit gagner, c'est tout simple et on peut y mettre la manière. » Celui qui, depuis plus de sept années, est pensionnaire du BCO, malgré son jeune âge (24 ans) n'aura pas à prendre sur lui-même pour se motiver car lui aussi veut de toute évidence la revanche.
« Il faut que je continue à travailler »
La rencontre vient au bon moment, alors quel'ancien joueur du LMB retrouve la grande forme. « Ma belle prestation face à Montbrison m'a redonné des sensations. Tout en faisant mon match en défense, je n'arrivais plus à trouver les bons moments à jouer. Maintenant, ça va mieux mais il faut que je continue à travailler. Il faudra s'appuyer sur notre défense pour tenir le match et faire la différence comme on le fait depuis quelque temps, alors qu'en novembre-décembre, nous avons connu une mauvaise série pour avoir oublié que là se situait notre force principale. » L'Union Chartres a des arguments pour venir contrarier les Orchésiens dans leur salle Léo-Lagrange. Pour preuve, quelques succès remarquables mais sur des scores étriqués contre Charleville, Liévin, Saint-Étienne... Autre constat : les Chartrains voyagent mal et sont peu performants à l'extérieur.
« C'est une équipe qui a de gros shooteurs comme Vasic, Mérie ou Bojovic et un intérieur costaud : Avramovic. Bref, une bonne raquette avec de bons éléments tout autour », précise notre étudiant en STAPS à Ronchin, arrivé au BCO en N3 lorsque Dominique Bailly, maire, et C.
Bernard, VIP, décidèrent de booster le BCO vers les sommets du basket français. Patrice Poulain venait d'arriver comme entraîneur.
Chartres, c'est un peu de l'ex-Yougoslavie en Eure-et-Loir avec Avramovic, Bojovic, Vasic et le coach Zoran Durdevic, personnage atypique mais ô combien connaisseur de son job. « La rencontre face à Chartres doit nous permettre de continuer la belle série de janvier, nous permettre d'aller de l'avant et d'engranger encore plus de confiance car février s'annonce aussi difficile avec les déplacements à Brest et Challans et la réception de Souffelweyersheim, notre vieil adversaire. J'espère alors qu'on y verra plus clair au classement car pour l'instant, ça bouge peu. Il est vrai qu'il est plus compliqué de remonter lorsqu'on est devant puisque les autres sont également bons et qu'ils gagnent ! Il faudra attendre les confrontations directes entre les gros clubs pour voir le tableau se décanter », ajoute Joffrey en regagnant les vestiaires, un bambin de collègue sur chaque bras. Ils l'aiment tellement...
Pas d'absent en principe samedi soir côté BCO, mais quelques bobos habituels ou maux de gorge de saison à soigner. • JACQUES OVART (CLP)