Face à Angers, samedi soir, ça passe ou ça casse pour le BC Orchies
Avec une douzième place au classement, à égalité de points avec le premier relégable, le BC Orchies
n'aura pas droit à l'erreur, samedi soir dans sa salle face à l'un des ténors de la N1, à savoir Angers ABC. Une défaite mettrait les joueurs de Philippe Namyst dans une position plus que délicate.
En revanche, une victoire leur donnerait un peu d'air avant les quatre dernières rencontres, ô combien importantes pour l'avenir des basketteurs orchésiens.
Angers occupe une envieuse 4e place au tableau avec 18 victoires et 11 défaites, à égalité de points avec le troisième, Brest. C'est dire la qualité de l'équipe de Jacky Périgois. Déjà, les play-off se préparent et cela explique sans doute les hauts et les bas des Angevins en ce moment, comme la défaite à domicile le 26 mars face à Challans, dernier vainqueur du BCO (69-80) et la victoire chez eux, le 1er avril, face à Saint-Étienne (78-68).
À l'aller, le 26 novembre, Émilien Barbry et les siens n'avaient pas pesé lourd en fin de rencontre, salle Jean-Bouin (73-55), sous les tirs de Griffin, Cherasse et Ramphort.
Angers, équipe vive et ardente
Dotée d'une excellente défense, Angers ABC est une équipe vive, très mobile, ardente, bonne au rebond, qui excelle dans les tirs extérieurs (meilleures statistiques à 3 points), mais qui commet beaucoup de fautes. Les Bleu et Blanc peuvent compter sur leur remarquable meneur, Tony Ramphort - 15 points de moyenne -, 31 ans, ex-joueur de Boulogne, sur Damien Griffin, pivot américain venu d'Espagne avec ses 12,7 points, sur Sébastien Charasse, ex-joueur d'Antibes et de Challans, et remarquable shooteur. Sur Deron Hayes aussi, l'autre Américain de service, ex-joueur de Pro A et Pro B (Cholet, Nancy) au palmarès impressionnant. Et enfin sur Jean-Victor Traoré, intérieur expérimenté, et Olivier Sulpice, excellent arrière.
Côté orchésien, Philippe Namyst devrait disposer de tout son effectif habituel. Il est évident que le fait de jouer à domicile sera un plus pour son équipe, si irrégulière. Mais côté supporters, on y croit. « Deux victoires sur trois matchs à domicile, c'est possible. Sinon, c'est à désespérer de tout », répètent-ils.
Ludovic Rohart, président du BCO, analyse parfaitement la situation : « Nous ne pouvons pas perdre à domicile. Le calendrier difficile du BCO et les récentes défaites - points perdus devrais-je dire - nous mettent dans une situation périlleuse face à nos concurrents directs. Il est d'ailleurs malsain de compter sur leurs défaillances éventuelles pour analyser notre position. (Re)centrons-nous sur nos forces et nos qualités ! À l'évidence, elles sont nombreuses, même si elles ont parfois du mal à s'exprimer ! Certes, les deux prochains matchs nous voient affronter deux très bonnes équipes mais rappelons que nous jouons à domicile ! Nous serons épaulés par notre public et quel public ! Deux victoires seraient synonymes de maintien sur un plan comptable et pèseraient moralement sur notre déplacement à Denek. » En effet, mission très difficile, voire impossible pour Liévin à Brest. Souffel, en Alsace, peut faire un coup face à Saint-Quentin tout comme Denek qui recevra Challans. Quant au match Saint-Chamond - Le Puy, malheur au perdant... Samedi vers 22 heures, il sera impératif de regarder les résultats pour suivre l'évolution du classement et savoir qui d'Orchies, Le Puy, Liévin et Souffel a replongé dans la zone attribuée à la descente en N2. • JACQUES OVART (CLP)